ABDOU RAHIM MABOUDOU (Bravo), nous chante ses vers

Bonjour amis lecteurs et abonnés!

Aujourd’hui, nous allons à la rencontre d’un jeune poète béninois hors du commun par son style, son franc-parler et son univers. Un pseudonyme pas comme les autres, puisqu’il se fait appeler Bravo, un look tradi-moderne qui rappelle le digne fils du Nord-Bénin qu’il est , un cocktail de bons ingrédients savourables à souhait pour découvrir le temps d’une lecture, qui se cache derrière le personnage!

TDB : Bonjour monsieur Bravo. Heureux de vous recevoir sur notre blog. Veuillez, s’il vous plaît, vous présenter.

BRAVO : Bonjour à tous. Je réponds au nom de MABOUDOU Abdou Rahim dit ‘’Bravo’’. Une licence en Anglais à l’université d’Abomey-Calavi du Bénin, option Etudes africaines, je suis membre de SOS CIVISME BÉNIN, une ONG qui œuvre pour la restauration de l’éducation civique. Aussi, je suis chef pôle art, culture et tourisme à Waxangari labs, un espace de co-working situé à Parakou qui fait la promotion de l’art et la culture à travers le numérique. Lauréat 2019 du programme de formation JEUNES LEADERS DU BÉNIN de la Fondation Friedrich Ebert, je suis passionné des questions liées à l’éducation citoyenne, à la santé sexuelle et reproductive et enfin à la culture. Depuis mai 2019, je suis auteur du recueil LE CHANT DES VERS, un condensé poétique des maux de la société, ceci dans le but de redonner non seulement le goût de la poésie aux jeunes, mais aussi pour sensibiliser plus d’un sur certaines questions brûlantes de notre aujourd’hui. J’adore voyager et parcourir le Bénin.

TDB : Dans l’interview que vous accordiez à Biscottes Littéraires, vous disiez que vous faites de la poésie orale. Qu’est-ce que cela signifie et qu’est-ce qui la distingue de la poésie écrite puisqu’à la fin votre poésie, dont vous dites qu’elle est orale, est disponible sur un support écrit ?

BRAVO : La poésie orale est l’expression verbale du beau ceci à travers une image, un son, un sens mais aussi et surtout de l’émotion. La poésie orale se distingue de celle écrite par sa liberté propre. La poésie écrite obéit plus à des règles conventionnelles et autres de la versification, ce qui la rend parfois difficile d’accès et beaucoup plus élitiste, réservée à une frange de la population. La poésie orale casse les règles et se veut obéissante à la seule règle qui compte : le message à passer.

La démarche est personnelle quant au choix de la mise en support écrit de l’oralité. Ceci est une étape qui permettra non seulement de réconcilier et reconnecter le lecteur aux livres mais aussi de lui redonner goût à la lecture d’une œuvre à caractère poétique.

TDB : Qu’est-ce qui justifie, à votre avis, le fait que les jeunes se lancent de plus en plus dans la poésie un peu au détriment des autres genres ?

BRAVO : Je pense que c’est pour démystifier le genre en question et montrer qu’on n’a pas besoin de lire cent œuvres poétiques ni avoir des cheveux blancs avant de s’oser à la poésie. La poésie est tout ce qui allume une âme pour en ressortir le beau. Si votre cœur bat toujours, vous pouvez être poète un jour. Si vous le voulez !

TDB : Puisque vous faites de la poésie orale, quelles sont les images et les tournures de votre Bariba maternel, qui transparaissent dans « Le chant des vers » et comment nourrissent-elles réellement votre poésie en général ?

BRAVO : J’ai passé une bonne partie de ma vie à Cotonou avant de revenir à Parakou où je vis désormais. Ainsi mes 18 ans de temps à Cotonou ont été marqués par la culture et les réalités du Sud, quoique Bariba de naissance. C’est d’ailleurs dans cet élan de reconstruction que s’inscrit mon installation dans ma ville natale ceci en vue d’un meilleur ressourcement et d’une connaissance de ma culture. « Le chant des vers » s’ouvre par un hommage à la femme, avec le poème intitulé « À celle » qui n’est rien d’autre qu’un vivant et vibrant hommage rendu à celle qui m’a donné la vie, cette femme Baatonou qui jusqu’aujourd’hui continue de se multiplier par quatre pour subvenir aux besoins de mes frères et sœurs.

Bravo

TDB : Quelle est la ligne de démarcation entre votre poésie et l’art griotique baatonou ?

BRAVO : La démarcation est légère, peut-être même inexistante en ce sens que j’écris beaucoup plus pour dénoncer, sensibiliser sur des maux alors que l’art griotique (quel qu’il soit d’ailleurs) se veut être la mémoire du peuple à travers chants et louanges, récits et épopées, etc…

TDB : « Le chant des vers », un univers lugubre où ne sont finalement au rendez-vous que pleures et tristesse, à en croire l’interprétation que vous faites vous-même de la couverture de votre livre ?

BRAVO : « Le chant des vers », faut-il le rappeler, est le compte rendu de l’actualité. Dis-moi si tout va vraiment bien aujourd’hui ? Le poète tire sur la sonnette pour attirer notre attention sur tel ou tel fait à corriger déjà à travers nos comportements, d’abord vis-à-vis de notre prochain, de la société et enfin de la nature. Mais qu’à cela ne tienne ! Le chant, surtout sur la couverture, le vert est fort dominant, signe d’un grand espoir, celui d’un demain radieux, merveilleux et plus paisible.

TDB : Votre œuvre, dans son ensemble, oscille entre dénonciation et moralisation. La poésie n’est-elle que cela ?

BRAVO : Absolument pas. La poésie n’est pas que dénonciation et moralisation. J’ai choisi être une plume engagée. C’est beaucoup plus un choix personnel.

TDB : Qu’est-elle alors d’autre ?

BRAVO : La poésie est un art littéraire jouant sur les sons, les rythmes et les images, bien plus vieux que l’écriture. Nous l’avons héritée de nos ancêtres. Au fils du temps, elle a évolué. Ses fonctions sont entre autres celle lyrique, celle engagée, expressive, celle didactique et pour finir la fonction satirique et polémique.

TDB : Qu’est-ce qui vous a inspiré cette œuvre ?

BRAVO : Tout je dirai. L’actualité, le quotidien, mes déplacements, mes méditations, mes peurs, mes pleurs mais aussi mes joies, mes amourettes et tout ce qui m’a fait vivre et vibrer durant 2017. « Le chant des vers » aborde plusieurs thématiques du quotidien. L’inspiration est aussi diverse que variée.

TDB : Sur le marché l’on rencontre deux différentes qualités de votre œuvre. Une première en papier rouge ou rose et une autre en papier journal. Comment l’expliquez-vous ?

BRAVO : En effet, c’est un choix. Cela laisse libre choix à l’acheteur. Mais vu la grande préférence des acheteurs pour la couleur rose, j’ai donc décidé d’adopter cela comme définitif et officiel du livre.

TDB : Quels vers chantent dans le livre ? Et quel chant exécutent-ils ?

BRAVO : À priori, tous les vers chantent. Ils chantent les bassesses de l’être humain, l’inhumanité de l’humanité, la décrépitude d’une société mais aussi la joie, l’espoir en un demain radieux et beau, le bonheur, l’amour et tout ce qui allume l’âme.

Maintenant pour être plus précis, le livre tire son titre du poème « Ah le chant, ce vers alléchant ! »

TDB : Combien de temps avez-vous mis à écrire « Le chant des vers » ?

BRAVO : J’écris avec mon temps et au fil du temps. « Le chant des vers » résume une partie de l’actualité de 2017, partant de la corruption dans nos administrations, le comportement de nos politiciens anéthiques, les mariages des enfants, l’immigration, les évènements de la Lybie, les divers conflits et guerres en Afrique et un peu partout dans le monde, mes voyages à Niamey, mes déceptions et réflexions etc… Il est donc à comprendre que le chant est écrit durant toute l’année 2017. Les 29 poèmes ne sont qu’une pincée de la centaine de poèmes pondu en 2017.

Le chant des vers

TDB : Quelles sont les difficultés que vous avez rencontrées de l’écriture à l’édition et comment les avez-vous surmontées ?

BRAVO : Les difficultés sont nombreuses et de différents ordres.

Parlant de l’écriture, je n’ai pas si tant que ça de difficulté. L’inspiration me prend comme une transe et je prends soit mon portable ou soit mon cahier et j’écris. Maintenant le souci est que parfois je suis en compagnie des amis, à une activité, un atelier ou en réunion quand cela me prend, parfois même au guidon sur la moto ou encore dans le bus. Ce qui me déconnecte parfois de ce qui se passe à l’instant, me faisant incompris aux yeux de ceux qui remarque mes « absences » ou mes « évasions ».

L’idée de sortir un recueil est née en mai 2017 mais très tôt mise aux oubliettes compte tenu de bon nombre de découragements venus des amis, de certains proches etc… En 2018 sous la pression des uns et autres, surtout de certains aînés, j’ai décidé de relancer les réflexions sur le comment de l’édition. Dès que les informations sont prises auprès des « Editions Savanes du Continent », j’ai pensé à lancer une campagne de collecte de fonds pour me soutenir l’édition. C’était du 11 septembre au 11 décembre 2018. Cette période a été secouée par la taxation des forfaits internet. Car, précisons-le, la collecte se déroulant sur WhatsApp et Facebook, a pris un sérieux coup. Pendant ce temps, l’éditeur a égaré le manuscrit corrigé et finalisé. En janvier les travaux reprennent de plus belle mais très vite seront ralentis par la perte de l’ordinateur de mon éditeur. Ensuite ce sera son téléphone puis un de ses collègues qui perd la vie. Tant d’évènements sans oublier que les 300 et quelque mille collectés n’ont pu suffire à couvrir les travaux et autres difficultés rencontrées de janvier à mai 2019. Après la sortie du livre le 15 mai 2019, il fallait trouver les fonds pour le lancement sans oublier les fonds pour les exemplaires à avoir ce jour-là, la communication pendant et après le lancement. Ces difficultés, loin d’avoir été des barrières, ont surtout été un challenge, un défi (et Dieu même sait que j’adore les défis et challenges) qui m’ont nourri, fait grandir et appris.

TDB : Quels sont vos sentiments après l’édition de votre livre ?

BRAVO : Je me rappelle que, courant juillet 2019, le grand frère Ousmane OROU-TOKO dit ‘’Poutine’’ m’a posé la même question et ce n’est qu’en ce moment que j’ai réalisé la portée de la question. Car, à dire vrai, je n’ai jamais eu le temps de me poser pareille question. Après l’édition, je me sens telle une femme ayant porté, trainé jour et nuit, sa grossesse et qui après l’accouchement lance un soupir, un « ouf » de soulagement. Je me sens ainsi, content, heureux et « satis-fier » de moi-même d’abord et aussi de la qualité d’amis que j’ai autour de moi, ces amis qui n’hésitent pas à croire en vous et vous venir en aide. Ces amis qui vous rappellent, à chaque fois que l’envie d’abandonner vous prend, pourquoi vous avez commencé et surtout, pourquoi vous portez un surnom ‘’Bravo’’.

TDB : Qu’attendez-vous des lecteurs de votre livre ?

BRAVO : Déjà, qu’ils l’achètent (pour eux-mêmes, leurs proches et amis), qu’ils le lisent vraiment (car beaucoup disent qu’elle ennuie, la poésie), qu’ils me fassent des critiques afin de m’aider à parfaire le travail. Car, toute œuvre humaine reste à parfaire. Plus loin, j’attends aussi des lecteurs, qu’ils en parlent. Oui, qu’ils parlent du chant des vers, qu’ils le chantent à tout-va et à tout vent, qu’ils ont réussi à aider un jeune à éditer un livre contre vents et marées. Qu’ils soient aussi fiers d’en faire la promotion car dès l’instant qu’il est paru, ce livre, il n’est plus à moi seul. C’est notre « enfant », faisons-le grandir, voyager et connaitre au-delà des frontières.

TDB : Que pensez-vous que les lecteurs attendent de vous et comment entendez-vous combler leurs attentes ?

BRAVO : Je pense que ce qu’ils attendent de moi, serait que j’affute, j’aiguise et polisse davantage ma plume. Que je caresse les Césaire, Senghor, Hugo, Baudelaire et autres mais avec beaucoup plus de ma propre touche et surtout restant ‘’indécollement’’ collé aux réalités de mon milieu, de mon temps. C’est ainsi que j’entends ce qui m’attend. Et pour y arriver, c’est faire plus de lectures, de recherches, de retraites, de fermetures pour écrire mais aussi d’ouvertures, de partages et d’échanges avec vous lecteurs, avec la nature et tout ce qui vit et vibre la vie. Ils ne seront pas déçus en tout cas.

TDB : Vous êtes jeune et en tant que jeune vous avez certainement un mot à l’endroit des jeunes…

BRAVO : Un mot à dire ? Si j’ai quelque chose à dire à quelque jeune que ce soit ,c’est :

– Croyez en vous-mêmes d’abord. Ensuite en vos rêves et passions. Enfin, amusez-vous à faire ce que vous aimez faire.

– Soyez têtus mais pas orgueilleux ni arrogants. Soyez têtus pour aller jusqu’au bout du bout de vos rêves. Ayez surtout le courage et la foi dans votre détermination.

– N’ayez pas honte de demander de l’aide, de tendre la main. C’est toujours par quelqu’un qu’on devient quelqu’un. Et soyez humble et reconnaissant en son temps.

-Entourez-vous de bonnes personnes. Mais avant tout, soyez-en une vous-mêmes.

Pour finir, n’oubliez pas ce pour quoi vous avez commencé quand l’envie d’abandonner vous prendra.

 TDB : Que vous inspire l’univers artistique, culturel et littéraire béninois ?

BRAVO : J’y vois beaucoup de talents, beaucoup de potentialités mais qui meurent parfois faute de soutien. J’y vois aussi dans cet univers, de la mesquinerie, de la méchanceté, de la mauvaise foi. Les uns se mettent les bâtons dans les roues, les autres se font des coups bas et les ainés qui ne regardent même pas la main tendue des plus jeunes.

Bref, les acteurs de chacun de ces domaines ont du mal à composer ensemble et travailler. Il y a du pain sur la planche pour nous les plus jeunes aspirant à sortir notre épingle du jeu. Fort heureusement, il y en a qui arrivent à faire l’exception.

TDB : Êtes-vous satisfait des productions des jeunes ? Que faut-il pour les rendre plus compétitives et plus présentes sur l’échiquier international ?

BRAVO : Si je suis satisfait des productions des jeunes ? Moi ? Qui suis-je pour juger, apprécier ?

Je pense que chaque artiste, quel qu’en soit le domaine, fait toujours de son mieux pour être le meilleur et aussi, donner le meilleur à son public. Toutefois, je pense que nos artistes doivent s’inspirer des autres, ceux des autres pays et surtout aller dans fouiller dans notre histoire, dans nos racines de quoi faire la différence. L’histoire est aussi source d’inspiration, nos traditions, nos us et coutumes aussi. « La mission de l’oiseau, c’est de chanter. Il ne se soucie pas de qui l’écoute ou pas » m’a toujours chanté Dominique, la préfacière de l’œuvre. Et je pense que l’oiseau qui chante très bien ne peut pas ne pas être écouté. Si vous faites très bien votre travail, les ressources pour vous accompagner et vous élever viendront à coup sûr. Maintenant pour la présence au niveau international, il faut aussi voir la faible volonté politique. Combien de ressources sont-elles allouées aux domaines culturels, artistiques et littéraires ? Combien d’évènements dans ces domaines sont-ils organisés dans une année afin d’encourager, promouvoir et valoriser les jeunes talents ?

C’est vrai, le gouvernement fait déjà quelque chose mais je pense que c’est FAIBLE. Il peut mieux faire et il doit mieux faire car, il en a les ressources. Un auteur a dit : « Ma culture sans ma culture m’acculture » méditons me dit-on.

TDB : Auriez-vous un appel à lancer ?

BRAVO : L’appel que j’ai à lancer c’est que je veux faire découvrir la poésie orale (celle africaine) dans les écoles, je veux démystifier la poésie, je veux que les gens embrassent à nouveau le livre mais pour cela j’ai besoin de soutien. Seul j’irai vite mais ensemble, nous irons loin. Je l’ai dit et je le redis : « Un livre ne s’écrit pas tout seul, c’est tout un peuple qui écrit. » C’est le livre de la jeunesse béninoise qui a cotisé pour qu’il soit édité, c’est le livre du peuple : le livre est un bien public. Il faut donc en prendre grand soin. J’ai besoin d’aide du gouvernement, des bonnes volontés pour équiper toutes les bibliothèques du BENIN, toutes les librairies et tous les établissements afin qu’il soit connu. Les jeunes ont le droit de connaitre LE CHANT DES VERS et l’histoire derrière son édition, l’histoire derrière chaque poème, l’histoire derrière TOUTE L’EOUVRE.

TDB : Vos projets ?…

Aussi, d’autres recueils attendent, sans oublier les romans, les nouvelles et contes sur lesquels je travaille en ce moment.

BRAVO : L’un des projets à venir c’est la mise en scène de chaque poème comme réussi à plusieurs fois déjà avec le poème sur le mariage des enfants « Dis-moi père… » et « Au marathon de la mort, se marre-t-on de la mort ? », sur l’incivisme des jeunes en circulation. Je pense également à un livre audio, un album Slam et aussi à une traduction en Anglais du livre.

TDB : Qu’est-ce que vos amis vous reprochent le plus ?

BRAVO : Hummmm… difficile à dire.

Je crois qu’on me reproche d’être trop nonchalant (beaucoup plus avec mes collègues de travail). On me reproche aussi d’être trop simple et trop ouvert. La naïveté, l’enfant insouciant et innocent s’amusent trop dans mon cœur, je me dis.

TDB : Qu’est-ce que vous vous reprochez vous-même le plus souvent ?

BRAVO : C’est question vous avez posé là hein…rires…

Bon, je me reproche le plus souvent la procrastination et mon trop amusement. Je m’amuse en tout, avec tout, et partout.

J’ai compris que quand on se prend au sérieux, on n’est plus soi-même, on n’est plus libre vraiment car, on s’attache, poings liés à quelque chose. Je préfère donc m’amuser en faisant bien ce que j’aime faire. Dès qu’on me demande d’être sérieux, je stresse, je transpire et je foire tout.

Ça m’a pris du temps pour comprendre cela, pour me comprendre. C’est en m’amusant que je me sens le plus libre, heureux à vivre et faire vivre ce qu’on me demande comme tâche.

Je pense que beaucoup devraient songer à vivre ainsi car c’est plus bénéfique et thérapeutique aux cellules de notre organisme. La pression, le stress, la frustration, la colère sont autant de poison pour notre organisme.

TDB : Qu’est-ce qui, chez vous, enthousiaste et réjouit le plus vos amis ?

BRAVO : Ma joie de vivre, ma « trop grande liberté ». À plusieurs fois, beaucoup m’ont dit  » J’aimerais avoir ta vie et pouvoir voyager un peu partout dans le BENIN, être sur tel ou tel événement, spectacle. » Plus loin, ils aiment, je crois, mes folies et délires d’enfant insouciant. Et Dieu même sait que j’adore les folies, enfin les bonnes.

TDB : Qu’est-ce qui vous rend fier ?

BRAVO : Beaucoup de choses je dirai. Mais actuellement, c’est « LE CHANT DES VERS », le fait d’avoir relevé le défi car, ce n’était pas gagné d’avance. Je suis fier d’être Béninois, d’être d’un noir bien foncé et bien ciré. Je ne peux que remercier mes parents et Allah pour le travail abattu sur ma petite personne. Je suis fier aussi de mes amis, de leur présence aussi virtuelle soit-elle, je suis fier quand-même de cette jeunesse qui croit en des pousses, des pépites comme nous qui avons mis du temps pour nous découvrir. Je suis fier de ma grosse tête et de mon petit gros cœur qui savent bien se comprendre pour pondre un chant des vers et ce que vous lisez en ce moment. Je suis fier de vous, chers lecteurs !

TDB : Votre mot de fin

BRAVO : Je voudrais ici saisir l’occasion de remercier ceux-là qui m’ont aidé. Bien entendu, ils sont très nombreux. Je ne citerai que certains noms.

Mes remerciements à Habib N’OUENI et à celui-là qu’il a mis sur mon chemin et qui, dans l’ombre ne cesse de me porter main forte. Merci celui qui m’a permis de connaitre : DJAMILE MAMA GAO ; merci à toi pour le travail de modélisation que tu fais sur ma personne. Spécial remerciement au grand frère Ousmane OROU-TOKO pour le soutien indéfectible des jeunes talents, à Soulémane KOTO-YERIMA et Elfried DOSSAVI-MESSY pour le soutien permanent, à Dominique GUIBERT de VILLOUTREYS, ma psychologue PNListe qui m’a donné les outils pour affronter les obstacles, ainsi qu’à Franck SONOMBITI, Théodore TCHEZOUNME, Elvis SERIKI, et Miguel HOUETO pour la promptitude à m’aider. Merci aussi aux ainés et amis qui ont cru en moi et n’ont pas hésité à m’aider. Merci à Rodrigue ATCHAHOUE Daniel AMOUSSOU, Marina HOUNOU, Alexandre KOSSOKO, Assan SALAMI, Atman BOUBA, et Paterne DOKOU.

Merci aux membres des structures, associations, et ONGs dans lesquels je milite, merci aux amis du Benin, de l’Afrique et des autres continents. Merci à vous lecteurs !

DIEU BÉNISSE L’OEUVRE DE NOS MAINS !

Propos recueillis par Destin M. AKPO

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