Les jumeaux DOSSOU YOVO, un tandem, solide qui valorise l’univers du showbiz béninois!

En réalité, aucune critique ne vise à nuire mais plutôt à construire et à faire émerger la musique béninoise. Notre intérêt commun entre artistes et critiques, c’est la qualité de la musique béninoise.
Et pour ce faire, il nous faut apprendre à prendre de la hauteur sur les choses. Nous pensons que toute œuvre a besoin d’un regard extérieur pour se parfaire sinon tout le monde allait se complaire dans la médiocrité…

C’est sur ces déclarations, que je vous invite à découvrir les jumeaux Dossou-Yovo aussi craints pour leurs critiques que sympathiques sur les réseaux sociaux. Bonne lecture!Yèmissi Fadé

TDB: Bonjour chers TWINS DOSSOU-YOVO. Merci de vous présenter, s’il vous plaît…

TWINS: Nous sommes GLOIRE Yvan C et GRÂCE Charly Y DOSSOU-YOVO, littéraires de formation, critiques musicaux, web-communicateurs et écrivains à nos heures perdues…

TDB: Pourquoi les TWINS comme pseudo ?

TWINS:   » TWINS »,  c’est simplement parce qu’on est jumeaux (en Anglais) et il fallait qu’on trouve un nom pour nous identifier…

TDB: Direz-vous que votre statut de « Jumeaux » a influencé votre rapide ascension dans le showbiz béninois ?

TWINS: Ascension rapide ? (Rires) Euh sans se leurrer, au départ beaucoup s’intéressaient à nous à cause de notre ressemblance… D’ailleurs depuis notre enfance, on n’a jamais pu passer inaperçus. En même temps, c’était un avantage pour nous, mais aussi un frein parce que, croyez-nous, quelques fois c’est gênant. Bien que cela ait aidé, je crois que ce que nous faisons crée aussi la polémique et attire les regards.

TDB: Vous êtes fondateurs  de TWINS CORPORATE, quelles activités y développez-vous? 

TWINS:  TWINS CORPORATE est une startup digital spécialisée dans la promotion artistique, la critique musicale, le coaching artistique et actuellement promotrice du BÉNIN MUSIC AWARDS. 

TDB: Vous êtes surtout connus pour vos critiques et c’est là dessus que nous allons nous appesantir. Dites-nous pourquoi avoir choisi la critique musicale  et pensez-vous que cela a un impact sur ce milieu ?

TWINS: La critique musicale, dans le fond, on l’a toujours fait parce qu’on était des passionnés de musique et avant qu’on ne s’y mette officiellement, on le faisait pour certains artistes, en tant que Directeur artistique. Mais il faut dire que ce n’est qu’une variable de la critique littéraire, qu’on a toujours adoré faire. Étant passionnés de littérature depuis toujours, on a toujours eu cette aptitude folle, de critiquer l’œuvre, de chercher la faille ou d’étudier à notre manière la psychologie de l’auteur d’une œuvre…C’est exactement ce que nous faisons en musique aussi tout en y apportant notre petite touche qui touche la sensibilité de nos abonnés. Nous pensons que toute œuvre a besoin d’un regard extérieur pour se parfaire sinon tout le monde allait se complaire dans la médiocrité. Et nous citons KEMTAAM dans l’émission MYADDICTIVE TALK SHOW: « Si on te frappe beaucoup pour rien, tu vas comprendre que quand rien ne se passait tout allait bien… »… 

Et pour répondre au deuxième volet de votre question à savoir  « Est-ce que cela a un impact sur le milieu musical? » , nous dirons oui. En effet, il y a un an que nous avons commencé ce challenge et cela prend petit à petit. De gros efforts sont fournis par les artistes pour ne pas subir « nos commentaires » (Rires)… Mais il reste beaucoup à faire.

TDB: Quels sont vos critères pour une musique appréciable?

TWINS:  Le message et son adéquation au vécu, la justesse, la diction, la rythmique ( musicalité), l’écriture, le feeling ( le ressenti). Tout art doit véhiculer une émotion…
Maintenant il arrive qu’on s’attarde sur la cohérence et la logique du texte chantée.

TDB: Comment vous vous y prenez? Organisation, planning, dites-nous tout!

TWINS: On est deux et on a un organigramme qui nous est rappelé chaque fin de semaine par notre portable. 🤪  Donc on sait qu’on doit faire ceci et on le fait, peu importe les imprévus. Plus sérieusement,  CHARLY est la tête pensante. Il valide les publications et c’est surtout lui, le côté acerbe de la critique. En fait, il gère tout ce qui a rapport aux écrits…
YVAN est l’image principal du groupe. Il gère l’aspect relationnel des jumeaux.
Notamment.

les jumeaux

 

TDB: N’avez-vous pas peur de créer de potentiels ennemis par vos critiques?

TWINS: Non, nous n’avons pas peur et nous n’avons rencontré aucun ennemi jusqu’ici; nous avons connu de l’incompréhension par contre… Après discussion, nos ennemis d’hier sont devenus nos amis d’aujourd’hui. Parce qu’en réalité, aucune critique ne vise à nuire mais plutôt à construire et à faire émerger la musique béninoise. Notre intérêt commun entre artistes et critiques, c’est la qualité de la musique béninoise.
Et pour ce faire, il nous faut apprendre à prendre de la hauteur sur les choses .

TDB: Vos critiques sont-elles payantes? Quid des promotions?

TWINS: Aucune communication/ promo n’est gratuite; Il faut notifier que la majeure partie des critiques sont faites gratuitement. Mais quand il faut communiquer sur l’image et sur une œuvre proposée, c’est payant !!!

TDB: Vos critiques sont focalisées sur le Hip-Hop, avez-vous de l’aversion pour les autres genres musicaux ?

TWINS: Bah non! Nous n’avons aucune aversion pour les autres genres musicaux. Juste qu’on se sent dans notre marigot avec le HH. Sinon nous avons fait les Lettres donc nous avons appris comment fonctionne la chanson traditionnelle béninoise, nous sommes partenaires de plusieurs studios d’enregistrements et nous faisons partie d’une chorale gospel. Tout ça pour dire qu’on aurait pu s’intéresser à autre chose mais le HIP-HOP nous inspire plus…Mais avec une bonne équipe, on y arrivera sûrement.

TDB: Êtes-vous bien reçus par tout le monde ? Racontez-nous une mésaventure.

TWINS: Souvent, nous nous disons que nous avons plus d’ennemis que d’amis. En effet, dans notre milieu, très vite les amis deviennent des ennemis puisqu’ils ne veulent pas forcément que nous passions leurs œuvres à la loupe…Mais, nous même, on est surpris chaque semaine de constater qu’il y a des gens qui nous suivent au Bénin et ailleurs, des gens qui nous encouragent, nous soutiennent, nous conseillent, nous crient même dessus par moments.  L’important pour nous, c’est qu’on nous suive et qu’on essaie de discuter pour construire. L’intention n’est pas de faire mal.

Une mésaventure ? Jusque là, aucune réelle. Beaucoup de menaces mais au final, nous trouvons toujours comment faire pour prioriser la discussion. Et DIEU fait son oeuvre !

TDB: Votre domaine d’activités se cramponne t-il uniquement à la musique ?

TWINS: Non pas du tout… La musique étant une passion, il nous a été facile de jouer dans ce domaine pour nous faire une image. Et on se plaît dans ce domaine…L’objectif c’est de fédérer autour de nous, un certain nombre de têtes… Créer un genre de marché digital sur lequel on pourra partager les opportunités et les conseils, tant dans la musique que dans tout autre domaine.
La preuve, depuis peu, nous prêtons notre image à plusieurs sociétés avec qui nous signons des contrats pour assurer leurs communications. C’est un peu comme les « Influenceurs web »…

TDB: Parlez-nous de vos relations avec les artistes de la musique urbaine.

TWINS: On a de très bonnes relations avec la majeure partie des artistes de la musique urbaine… Certains se rapprochent juste parce qu’ils sont intrigués non seulement par notre personne mais aussi par notre manière de communiquer. Naturellement, on ne peut plaire à tous mais nous on avance tranquillement en essayant d’être aussi humbles que possible. Notre objectif est plus de construire que détruire…

TDB: Le RECAP du Dimanche est une des rubriques de votre Page Facebook TWINS CORPORATE, qui est très suivie… D’où vous est venue cette idée et quels sont les objectifs visés ?

TWINS: L’idée du RECAP n’est pas vraiment nôtre. C’est suite à des conseils, notamment de JAURÈS BRADLEY ADJINDA du site MYADDICTIVE et de TIPHAINE KAKPO, qui vit au Gabon, que cette rubrique est née. Entre temps, nous faisions nos critiques sur nos comptes respectifs et cela s’éparpillait. Les deux précités nous ont proposé de le faire sur notre page Facebook et sur notre blog afin que ce soit bien compilé avec un jour spécifique pour que tous ceux qui nous suivent ici et ailleurs puissent le prendre comme un rendez-vous à ne pas louper.

Le RECAP, le récapitulatif des dernières sorties musicales de la semaine vues par les TWINS , est une rubrique controversée qui nous attire assez d’inimitié mais beaucoup nous disent que grâce à nous, ils suivent l’actualité musicale du Bénin. Et c’est déjà consolant!   Depuis un mois, nous nous sommes entourés de quelques jeunes qui nous aident dans le travail, parce qu’il est difficile de répertorier toutes les sorties d’une semaine, de les écouter et de rédiger une analyse là-dessus. Ce qu’on faisait à deux chaque dimanche.

TDB: Etablissez-nous le lien entre la compétition du WEEK-HITS et le BÉNIN URBAN AWARDS que vous organisez.

TWINS: Le WEEK-HITS est une compétition en ligne qui a pour objectif de permettre aux artistes de mobiliser leurs fan-bases afin de leur donner de la visibilité grâce aux réseaux sociaux. C’est notre manière de monter l’importance des réseaux sociaux dans la vie de l’artiste. Chaque mois, les internautes élisent un gagnant… En Décembre, nous auront nos 12 nominés pour une catégorie spéciale lors du BÉNIN URBAN AWARDS. Ils auront ainsi l’occasion de plancher sur scène lors de cette soirée de distinction.

TDB: Quelles sont, selon vous, les forces et les faiblesses du showbiz béninois?

TWINS: La paresse et la mesquinerie sont des mots qui minent ce showbiz…Mais sa force réside dans la volonté de chacun à vouloir grandir, seulement qu’on refuse de le faire ensemble.

TDB: Quelles sont vos certitudes d’espérance que la musique urbaine béninoises à de l’avenir quand on sait que aucun des sons du 229 ne fait vraiment tabac à l’international, à l’instar des P SQUARE, des TOO FAN et autres? 

TWINS: Nous pensons qu’il y a un gros travail qui se fait aujourd’hui pour que notre musique soit vendable et exportable. Ça a déjà commencé doucement… Si nous restons sur cette même lancée, dans un futur très proche, nous ferons parler de nous. La preuve, de nombreuses sociétés ayant rapport avec ce milieu et internationalement reconnues font leur apparition au Bénin. Cela veut dire qu’on peut y arriver.

 

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TDB: Ne pensez-vous pas qu’il soit nécessaire de mettre en place d’autres prix nationaux pour récompenser les meilleurs artistes du 229?

TWINS: Oui… De telles initiatives ne sont pas forcément du devoir du Gouvernement seul mais aussi et surtout des opérateurs économiques. Tant que ces derniers ne comprendront pas que l’art est un produit comme tous les autres qu’on peut vendre, on sera toujours à la traîne. Et pour que cela avance, il faut ces panels de récompenses mais aussi d’échanges sur les opportunités qu’offrent le domaine des arts en général et celui de la musique urbaine en particulier. Je crois que ce sont un peu les raisons qui sous-tendent l’organisation du BÉNIN URBAN AWARDS.

TDB: Intéressant! Vous êtes donc porteur d’un projet dénommé BÉNIN URBAN AWARDS. Où en êtes-vous? Et pourquoi les choses traînent-elles?

TWINS: Le BÉNIN URBAN AWARDS ne traîne pas, c’est juste que c’est fort difficile d’organiser un événement où les investisseurs ou partenaires se font rares et réticents. Nous prenons le temps de tout affiner avant de sortir au grand jour. Le temps nous fait défaut mais on y arrivera inch’Allah. Pour le moment, nous sommes en train de finir la réalisation du cadre qui accueillera l’événement et la confection des trophées. Dans le même temps, un lot d’acteurs culturels est contacté pour étudier et approuver certaines propositions…Nous croyons qu’incessamment, il y aura une conférence de presse pour clarifier tout cela.

TDB: Si vous deviez lancer un cri d’appel, lequel serait-il?

TWINS: N’hésitez pas à soutenir les initiatives de jeunes. Et soyez vrais et directs avec ceux qui espèrent de vous ! Nous sollicitons humblement votre aide de quelque nature que ce soit !

TDB: Les Twins et la politique, un bon ménage?

TWINS: Ah oui… La politique ! Bien sûr, nous sommes dans un pays qui a besoin de la compétence de tout le monde et les TWINS ne veulent et ne vont pas rester en retrait. Juste que ce n’est pas notre priorité maintenant. Avant d’oser élever la voix, il faut avoir posé des actions concrètes et c’est ce qu’on tente de faire pour le moment. Le temps fera son œuvre.

TDB: Comment arrivez-vous à gérer les confusions que vous semez, malgré vous, dans le rang de vos amis, vu que vous vous ressemblez comme deux gouttes?

TWINS:  Nous même ne sommes pas vraiment conscients de notre ressemblance. Mais on le gère tranquillement. Il n’y a presque pas de secret entre nous, donc ce que vous dites à l’un, vous le dites à l’autre. Notre éducation ne nous permet pas les cachotteries donc c’est facile de gérer les amis et les clients…
Dans la gestion des relations humaines, GLOIRE est plus accessible… Mais les idées et la gestion des sujets inhérents à nos vies privées et professionnelles, GRÂCE donne les grandes lignes à suivre et on valide avant exécution… Chacun a sa tâche. Pour le moment, ça avance !

TDB: Vous venez de créer un blog: À quoi doit-on s’attendre à y découvrir ?

TWINS: Le blog est en cours de restructuration et ce qui arrive étonnera plus d’un… Surprise

TDB: Un défaut de l’un que l’autre ne supporte pas.

TWINS: Question piège…On a tous deux un défaut dont tout le monde parle. Mais on en a fait un atout dans notre travail. Nous sommes IMPATIENTS. Mais GLOIRE parle trop, mais c’est un bon orateur. Il  est souvent si impatient de tout régler qu’il fonce parfois  la tête baissée. GRÂCE est trop silencieux par moment et surtout nerveux. Trop sérieux quelques fois, et cela fait que les gens le craignent un peu. Mais il est le plus gentil en affaire, prêt à faire plaisir. :))

TDB: Quels sont vos projets à court et à moyen terme ?

TWINS: Nous sommes avant tout des littéraires. Et outre ce projet du BÉNIN URBAN AWARDS, nous mettrons, dans les mois à venir, une œuvre littéraire sur le marché. Quant au genre, vous le saurez à sa sortie.

TDB: Quel est le secret de votre réussite?

TWINS: La persévérance c’est TWINS CORPORATE Continuer malgré les insultes, les railleries, les coups bas, sans protection, sans rien car on a un objectif à atteindre.
Un persévérant ne voit que la fin (qui n’est jamais la fin totale) et fonce vers…

TDB: Votre souhait le plus cher?

TWINS: Arriver à vivre et à faire vivre du showbiz; Développer une vraie industrie musicale. 

TDB: votre mot de la fin

TWINS: C’est un véritable honneur de nous avoir reçus. Bon vent à votre blog et soyez bénie. À ceux qui nous suivent, nous disons simplement : soyez patients car le meilleur arrive!!!

                                                           Propos recueillis par Habib N’Oueni et Yèmissi Fadé

                                                             Talents Du Bénin 

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