Martin Hod, Artiste chanteur, auteur, compositeur & interprète

Né le 03 mars à Abidjan en Côte d’Ivoire, de nationalité franco-béninoise, Martin Hodonou de son vrai nom, réside en France. Marié et père de famille, il fait également de sa vie de famille une priorité. Martin Hod a à son actif quatre albums réalisés au prix de durs labeurs et de beaucoup de sacrifices dont le dernier est « Biowa ». Ces chefs-d ’œuvres ont permis à l’artiste de se hisser parmi les grands de la musique insulaire.
La passion de la musique et le tournant que cela a donné à sa vie lui a permis d’en faire une carrière. Martin Hod a fait du Zouk l’une des tendances préférées de sa carrière musicale et c’est dans cette musique très sensuelle et originaire des petites Antilles qu’il a choisi de s’exprimer. Initiateur du Zouk au Bénin dans les années 90, Martin Hod est l’un des artistes béninois résidant en France, qui, après plus de 20 ans de carrière musicale est toujours resté fidèle à son credo : celle de persévérer et de mieux travailler les rudiments de la musique afro zouk originaire des Antilles. Son travail artistique fait de lui aujourd’hui l’un des grands noms de la musique Zouk.
A l’occasion de la sortie en Septembre dernier de son single réalisé en featuring avec l’artiste nigérian Black T, nous avons eu l’occasion de lui poser quelques questions. ..Mais avant un petit zoom sur son parcours s’impose, pour mieux connaître l’artiste

Un parcours professionnel fascinant…

En 1991 Martin Hod, signe son premier contrat avec le premier album « Omon arayé » dans un style afro zouk love. Dans la même année il est consacré Meilleur Artiste chanteur (Leader one) au Bénin.

En 1996 il revient sur scène et sort son deuxième album intitulé « Kodjouman ichè » une production JAT Music à Abidjan.

En 1998 il s’installe à Paris pour se faire une condition professionnelle. Pour cela il a fait des tournées, pris part à des festivals, etc.

En 2003 va naître son troisième album qu’il a baptisé « Dis-moi » qui a été nominé pour les Kora Awards 2004. Deux ans après Martin Hod sort son quatrième album « Biowa ». Cet album a connu la participation de grands noms de la musique afro-caribéennes comme Jean Pierre Zabulon, Dominique Gengoul, Patrcia Obou, Guy NSengue, etc. Cet album a été nominé une fois encore aux Kora Awards 10ème édition à Durban en Afrique du Sud et a remporté le prix du Meilleur Artiste Masculin d’Afrique de l’Ouest avec une prestation de l’artiste Martin Hod en featuring avec l’artiste sud-Africaine Liane.

Une distinction honorifique pour couronner ses oeuvres…

En 2009, Martin Hod a été élevé au rang de Officier de l’ordre national, Commandeur de l’ordre du mérite, Chevalier de l’ordre du mérite par l’Etat béninois. Une distinction honorifique qui vient confirmer le talent et les mérites de l’artiste reconnus par son pays d’origine.
Au nombre de ses nombreuses œuvres, nous pouvons citer aussi  plusieurs singles dont « Crois-moi », « Mes regrets », « C’est pour toi » en featuring avec le zoukeur guadeloupéen Cleeve (2010 à 2012).

Janvier 2014, Martin Hod sort un nouveau single « Djessou gbeto » avec le label Martin Hod Music Team (MHMT) et …« dernièrement Baby mi »
L’artiste a la voix de rossignol et aux profondes paroles chantées dans plusieurs langues du Bénin dont, le Goun, le Yoruba et le Fon, répond donc sans détour à nos questions.

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TDB : Nos lecteurs désirent mieux vous connaître ?

Martin Hod: Il n’y a pas grand-chose à dire, si ce n’est que je suis Martin Hodonou, Franco-Béninois. Je suis originaire de Porto-Novo.

TDB : Parlez-nous de vos débuts S’il vous plaît?
Martin Hod: J’ai fait partie de plusieurs groupes dont les groupes musicaux des Collèges Sègbèya et Akpakpa centre de Cotonou. A travers les récitals donnés par ces groupes, j’étais identifié comme leader grâce à ma voix et mes talents d’interprète. Cela m’a valu le surnom « Martin Laser ». J’avais pour particularité d’interpréter les musiques du groupe KASSAV dont les titres battaient le plein dans les années 80. C’est de là qu’est née l’idée de faire du Zouk plus tard. Adulé par le public et apprécié par un producteur ivoirien à qui on m’avait présenté, j’ai eu la chance de me faire produire par celui-ci. Cela avait conduit à l’initiation de l’Afrozouk béninois au début des années 90.

TDB : Avez-vous exercé ou exercez-vous un autre métier ?
Martin Hod : J’ai exercé d’autres métiers dans ma vie mais je n’ai jamais réussi à laisser tomber la musique. Et puis la demande des fans et du public est assez grande pour que j’abandonne mon art.

TDB : Certains fans béninois s’offusquent de votre silence depuis un moment, que leur répondez-vous ?
Martin Hod: Je suis un artiste qui s’autoproduit. Ce n’est pas facile de sortir des albums quand on ne peut que compter sur soi. « Vous mangez de l’œuf mais vous ne savez pas ce qu’endure la poule pour en pondre. ». Je ne me suis jamais éloigné de la scène mêle si je ne me suis pas produit récemment. Mais je n’ai pas cessé de travailler. La preuve, le titre « Baby mi » est là !

TDB : En parlant de ce titre, pourquoi un featuring avec un artiste anglophone alors que vos fans s’attendaient à la sortie d’un album ?
Martin Hod : C’est tendance vous savez des projets de ce genre. Les Nigérians,  Ghanéens, leur rythme, leur gaité contagieuse…Mon univers reste le même et ce featuring dans lequel chacun apporte sa voix, sa musique est révélateur de notre diversité bien qu’étant Africains, diversité qui fait notre force et notre richesse. De plus, L’avènement des téléchargements en ligne  a libéralisé la fonction commerciale liée à la production d’œuvres artistiques aujourd’hui; un frein donc pour la  rentabilité d’une production d’album. Alors je fais comme beaucoup d’artistes, pour faire plaisir à mes fans, à ceux qui espèrent tant mon retour, produire des singles et des maxisingles.

TDB : Vous faites de l’autoproduction, choix ou contrainte ?

Martin Hod: Les producteurs sont devenus très rares, s’ils ne sont pas réticents. Tout cela parce que des gens malhonnêtes ont sali la réputation des artistes, et vice versa. Dans le même temps, plusieurs artistes trouvent de plus en plus inutile de faire des albums. Les mélomanes ne téléchargent pas tout un album, ni n’achètent plus les CDs. Ils préfèrent deux ou trois titres généralement sur un album, du coup pas de choix, s’autoproduire efficacement devient la solution pour faire ce qu’on aime.

TDB : Sur quelles plates-formes de téléchargement vos chansons sont-elles disponibles ?

Martin Hod : Mes chansons sont disponibles sur i-tunes, sur Youtube, sur Soundcloud etc…

TDB : Parlez-nous de l’opération 5 Ppour Cent s’il vous plaît ?
Martin Hod:   « 5 pour 100 » est une opération de soutien aux enfants défavorisés du Bénin et du monde. Elle consiste à donner 5% de mes revenus annuels d’artiste pour la lutte contre la faim et les inégalités sociales dans le monde et plus particulièrement au Bénin. Cette opération est menée désormais en partenariat avec « l’Association Vingt et Plus « . Nous sommes en discussion avec deux autres associations humanitaires dont une au Bénin et l’autre au Togo afin de concrétiser les activités sur le terrain. Pour en savoir plus les 4 axes de cette opération, allez sur ma page Facebook : (https://www.facebook.com/martinhod.musicteam).

Avez-vous le soutien du public Béninois vivant en France ?

Martin Hod: Non, pas vraiment. Je suis plus épanoui avec la communauté béninoise des Etats-Unis et celle du Canada.

TDB : Pourquoi donc ?
Martin Hod: Nous sommes des gens discrets et méfiants les uns vis-à-vis des autres. C’est connu de tout le monde ça. Cela n’est pas plus mal vu les mesquineries et les coups bas qui existent dans le milieu du showbiz. Cependant, je n’ai aucun problème avec quelque artiste que ce soit ici ou là-bas. La France est une autre Afrique où il n’y a pas grand différence entre ce que nous vivons chez nous et ce que l’on retrouve dans nos communautés.

 

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TDB : Est-ce facile d’être un artiste africain en France ?
Martin Hod: Oui pour la qualité du travail, la rencontre avec de grands musiciens, les collaborations avec d’autres artistes, l’ouverture sur le monde des meilleures technologies et des médias. Après, il faut se battre et se fixer des objectifs.

TDB : Avez-vous encore des liens avec le Bénin ?
Martin Hod: Absolument !!! Le Bénin est mon pays, je ne peux lui tourner dos pour aucune raison.

TDB : Quel est votre plat préféré ?
Martin Hod: (Rires)…Je mange de tout et du bon !

TDB : Concluez s’il vous plaît !
Martin Hod: Je vous remercie et je demande humblement à mes fans et soutiens d’écouter massivement « baby mi » qui est en téléchargement gratuit jusqu’ici. Je n’ai jamais tourné le dos à la musique ni oublié ceux qui me font confiance. Le meilleur reste encore à venir. Longue vie à votre blog !

 

Découvrez le nouveau single de Martin Hod, « Baby mi » sur notre chaîne YouTube Talents du Bénin également 🙂

 

Propos recueillis par Yèmissi Fadé

                                                          Talents du Bénin 

                                                            (c) Novembre 2017

 

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